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<title>*c0c0ti, miss terre rieuse* - plaisir_de_lire...</title>
<description>Petit bout de speculoos salé à la c0tine</description>
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<lastBuildDate>Thu, 19 Nov 2009 08:53:38 +0100</lastBuildDate>
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<title>*Liaisons Dangereuses*</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (c0c0ti)</author>
<category>Plaisir de lire...</category>
<pubDate>Mon, 10 Mar 2008 13:24:06 +0100</pubDate>
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Un peu de littérature....dans ce monde impur ;-)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; **Vous a-t-on déjà conté l'aventure de la petite Volanges?&lt;br /&gt; Certains paraissent en faire si peu de cas....&lt;br /&gt; Comme si ce n'était rien, que d'enlever, en une soirée, une jeune fille à son Amant aimé, d'en user ensuite tant que l'on veut et absolument comme de son bien, et sans plus d'embarras.... D'en obtenir ce qu'on ose même pas exiger de toutes les filles dont c'est le métier; et cela sans la déranger en rien de son tendre amour...&lt;br /&gt; En somme, qu'après la fantasie passée de ce cher Valmont, il la remette entre les bras de son Amant, pour ainsi dire, sans qu'elle ne se soit aperçue de rien**&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Extrait de la lettre 97: Cécile de Volanges à la Marquise de Merteuil&lt;br /&gt; -----------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Apprenez donc... ma main tremble, comme vous voyez, je ne peux presque pas écrire, je me sens le visage tout en feu. Ah! c'est bien le rouge de la honte. Hé bien! je la souffrirai; ce sera la première punition de ma faute. Oui, je vous dirai tout........&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je ne prévoyais pas le malheur qui en arriverait.....&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Hier, M. de Valmont est venu dans ma chambre, comme j'étais endormie; je m'y attendais si peu, qu'il m'a fait bien peur en me réveillant; mais comme il m'a parlé tout de suite, je l'ai reconnu, et je n'ai pas crié...&lt;br /&gt; Il a voulu m'embrasser; et pendant que je me défendais, comme c'est naturel, il a si bien fait, que je n'aurais pas voulu pour toute chose au monde qu'il restât comme ça. Mais lui voulait un baiser auparavant. Il a bien fallu, car comment faire?&lt;br /&gt; Ensuite il ne s'est pas retiré davantage. Il en a voulu un second; et celui-là, je ne savais pas ce qui en était, mais il m'a toute troublée, et après, c'était encore pis qu'auparavant. Oh! par exemple, c'est bien mal ça. Enfin après..., vous m'exempterez bien de dire le reste....&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce que je me reproche le plus, et dont il faut pourtant que je vous parle, c'est que j'ai peur de ne m'être pas défendue autant que je le pouvais. Je ne sais pas comment cela se faisait: sûrement, je n'aime pas M. de Valmont, bien au contraire; et il y avait des moments où j'étais comme si je l'aimais. Vous jugez bien que ça ne m'empêchait pas de lui dire toujours que non; mais je sentais bien que je ne faisais pas comme je disais; et ça, c'était comme malgré moi; et puis aussi, j'étais bien troublée! S'il est toujours aussi difficile que ça de se défendre, il faut y être bien accoutumée! Il est vrai que ce M. de Valmont a des façons de dire, qu'on ne sait pas comment faire pour lui répondre: enfin, croiriez-vous que quand il s'en est allé, j'en étais comme fâchée, et que j'ai eu la faiblesse de consentir qu'il revînt ce soir.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; (Les liaisons dangereuses-Pierre Choderlos de Laclos)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; ************************************************************&lt;br /&gt; ************************************************************&lt;br /&gt; ************************************************************&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 
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<title>*Si*</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (c0c0ti)</author>
<category>Plaisir de lire...</category>
<pubDate>Sat, 05 Jan 2008 16:30:59 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FFFFB5&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie&lt;br /&gt; Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir,&lt;br /&gt; Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties&lt;br /&gt; Sans un geste et sans un soupir ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si tu peux être amant sans être fou d'amour,&lt;br /&gt; Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre&lt;br /&gt; Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,&lt;br /&gt; Pourtant lutter et te défendre ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si tu peux supporter d'entendre tes paroles&lt;br /&gt; Travesties par des gueux pour exciter des sots,&lt;br /&gt; Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles&lt;br /&gt; Sans mentir toi-même d'un seul mot ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si tu peux rester digne en étant populaire,&lt;br /&gt; Si tu peux rester peuple en conseillant les rois&lt;br /&gt; Et si tu peux aimer tous tes amis en frère&lt;br /&gt; sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si tu sais méditer, observer et connaître&lt;br /&gt; Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;&lt;br /&gt; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,&lt;br /&gt; Penser sans n'être qu'un penseur;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si tu peux être dur sans jamais être en rage,&lt;br /&gt; Si tu peux être brave et jamais imprudent,&lt;br /&gt; Si tu sais être bon, si tu sais être sage&lt;br /&gt; Sans être moral ni pédant ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite&lt;br /&gt; Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,&lt;br /&gt; Si tu peux conserver ton courage et ta tête&lt;br /&gt; Quand tous les autres les perdront,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire&lt;br /&gt; Seront à tout jamais tes esclaves soumis&lt;br /&gt; Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,&lt;br /&gt; Tu seras un homme, mon fils&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#FFFFB5&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FFFFB5&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Kipling&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<title>*Oh le progrès*</title>
<link>http://c0c0ti.hautetfort.com/archive/2007/02/14/oh-le-progres.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (c0c0ti)</author>
<category>Plaisir de lire...</category>
<pubDate>Wed, 14 Feb 2007 00:50:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Que faisait-on avant le progrès?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Boire? Manger? Danser? Dormir? Ou peut-être tout simplement rien....&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis &quot;rien&quot; d'abord, c'est quoi?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*c0tine pensive*&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://c0c0ti.hautetfort.com/images/medium_Progres.2.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://c0c0ti.hautetfort.com/images/medium_Progres.2.gif&quot; alt=&quot;medium_Progres.2.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;&quot;Il y a longtemps - mais longtemps ce n'est pas assez pour vous donner l'idée... Pourtant comment dire mieux?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Il y a longtemps, longtemps, longtemps; mais longtemps, longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Alors, un jour... non, il n'y avait pas de jour, ni de nuit, alors une fois, mais il n'y avait... Si, une fois, comment voulez-vous parler ? Alors il se mit dans la tête (non, il n'y avait pas de tête), dans l'idée... Oui, c'est bien cela, dans l'idée de faire quelque chose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;&amp;nbsp;Il voulait boire. Mais boire quoi ? Il n'y avait pas de vermouth, pas de madère, pas de vin blanc, pas de vin rouge, pas de bière Dréher, pas de cidre, pas d'eau! C'est que vous ne pensez pas qu'il a fallu inventer tout ça, que ce n'était pas encore fait, que le progrès a marché. Oh! le progrès&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Ne pouvant pas boire, il voulait manger. Mais manger quoi ? Il n'y avait pas de soupe à l'oseille, pas de turbot sauce aux câpres, pas de rôti, pas de pommes de terre, pas de bœuf à la mode, pas de poires, pas de fromage de Roquefort, pas d'indigestion, pas d'endroits pour être seul... nous vivons dans le progrès! Nous croyons que ça a toujours existé tout ça!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Alors ne pouvant ni boire, ni manger, il voulut chanter. Chanter &lt;i&gt;(triste)&lt;/i&gt;, oui, mais chanter quoi ? Pas de chansons, pas de romances, mon cœur! petite fleur! Pas de cœur, pas de fleur, pas de &lt;i&gt;laï-tou: tu t'en ferais claquer le système&amp;nbsp;!&lt;/i&gt; Pas d'air pour porter la voix, pas de violon, pas d'accordéon pas d'orgue, &lt;i&gt;(geste)&lt;/i&gt; pas de piano&amp;nbsp;! vous savez pour se faire accompagner par la fille de sa concierge; pas de concierge! Oh! le progrès!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Peux pas chanter; impossible ? Eh bien je vais danser. Mais danser où ? Sur quoi ? Pas de parquet ciré, vous savez pour tomber. Pas de soirées avec des lustres, des girandoles aux murs&amp;nbsp; qui vous jettent de la bougie dans le dos, des verres, des sirops qu'on renverse sur les robes! Pas de robes! Pas de danseuses pour porter les robes! Pas de pères ronfleurs, pas de mères couperosées pour empêcher de danser en rond !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Alors pas boire, pas manger, pas chanter, pas danser. Que faire ? – Dormir&amp;nbsp;! Eh bien, je vais dormir. Dormir, mais il n'y avait pas de nuit, pas de ces moments qui ne veulent pas passer (vous savez, quand on bâille &lt;i&gt;(il bâille)&lt;/i&gt;, qu'on bâille, qu'on bâille le soir).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Il n'y avait pas de soir, pas de lit, pas d'édredons, pas de couvre-pieds piqué, pas de boule d'eau chaude, pas de table de nuit, pas de... assez! Oh! le progrès!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Alors il voulut aimer! Il se dit : je vais me mettre amoureux; je soupirerai; c'est une distraction; je serai même jaloux; je battrai ma... Ma quoi ? Battre quoi ? qui ? Être jaloux de quoi ? de qui ? amoureux de qui ? soupirer pour qui ? Pour une brune ? Il n'y avait pas de brunes. Pour une blonde ? Il n'y avait pas de blondes, ni de rousses; il n'y avait pas même de cheveux ni de fausses nattes, puisqu'il n'y avait pas de femmes&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;On n'avait pas inventé les femmes&amp;nbsp;! Oh&amp;nbsp;! le progrès!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Alors mourir&amp;nbsp;! Oui, il se dit &lt;i&gt;(résigné)&lt;/i&gt; : je veux mourir. Mourir comment ? Pas de canal Saint-Martin, pas de cordes, pas de revolvers, pas de maladies, pas de potions, pas de pharmaciens, pas de médecins&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Alors il ne voulut rien&amp;nbsp;! &lt;i&gt;(Plaintif.)&lt;/i&gt; Quelle plus malheureuse situation&amp;nbsp;!... &lt;i&gt;(Se ravisant.)&lt;/i&gt; Mais non, ne pleurez pas! Il n'y avait pas de situation, pas de malheur. Bonheur, malheur, tout ça c'est moderne!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;La fin de l'histoire ? Mais il n'y avait pas de fin. On n'avait pas inventé de fin. Finir, c'est une invention, un progrès ! Oh&amp;nbsp;! le progrès&amp;nbsp;! le progrès&amp;nbsp;!&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Coquelin Cadet- Autrefois&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>*Coup de coeur*</title>
<link>http://c0c0ti.hautetfort.com/archive/2007/01/29/coup-de-coeur.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (c0c0ti)</author>
<category>Plaisir de lire...</category>
<pubDate>Mon, 29 Jan 2007 04:00:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://boisdesental.skyblog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Pour Une Mutine Rousse&lt;/a&gt;! *Je vous embrasse Demoiselle* ;-)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://c0c0ti.hautetfort.com/images/thumb_609526756.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_609526756.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Tendre, la jeune femme rousse,&lt;br /&gt; Que tant d'innocence émoustille,&lt;br /&gt; Dit à la blonde jeune fille&lt;br /&gt; Ces mots, tout bas, d'une voix douce&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sève qui monte et fleur qui pousse,&lt;br /&gt; Ton enfance est une charmille,&lt;br /&gt; Laisse errer mes doigts dans la mousse,&lt;br /&gt; Où le bouton de rose brille,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Laisse-moi, parmi l'herbe claire,&lt;br /&gt; Boire les gouttes de rosée&lt;br /&gt; Dont la fleur tendre est arrosée,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Afin que le plaisir, ma chère,&lt;br /&gt; Illumine ton front candide&lt;br /&gt; Comme l'aube l'azur timide.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Paul Verlaine&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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<guid isPermaLink="true">http://c0c0ti.hautetfort.com/archive/2007/01/27/revelations-nocturnes-deuxieme-partie.html</guid>
<title>*Avis aux amateurs(trices) de la rupture récurrente* ;-)</title>
<link>http://c0c0ti.hautetfort.com/archive/2007/01/27/revelations-nocturnes-deuxieme-partie.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (c0c0ti)</author>
<category>Plaisir de lire...</category>
<pubDate>Sat, 27 Jan 2007 03:45:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;*En me baladant de blog en blog, j'ai découvert un tout nouveau livre (que je n'ai donc pas encore lu mais qui me semble fort amusant.... Et puis cela ne doit pas faire de mal de dédramatiser un peu cette si pénible situation de rupture amoureuse!)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le titre: Comment lui dire adieu&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'auteur: Cécile Slanka&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour vous mettre l'O à la bouche, voici:&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://c0c0ti.hautetfort.com/images/thumb_comment_adieu.jpg&quot; alt=&quot;medium_comment_adieu.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;b&gt;&quot;Annonciatrice&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Urgent – Pour cause déménagement – vends mari – très peu servi – prix négociable&lt;br /&gt; Adieu Gérard,&lt;br /&gt; Josiane&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Inassouvi&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Ma tendre Judith,&lt;br /&gt; Tu es une femme merveilleuse, j’ai une famille formidable, deux bambins adorables, un métier passionnant, une jolie maison, plein d’amis à mettre dedans... mais voilà, j’aime Sonia.&lt;br /&gt; Christophe&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Ambigu&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Ma Belle Salope,&lt;br /&gt; Devine qui te quitte ?&lt;br /&gt; Pierre ou Patrick ?&lt;br /&gt; P.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Opportuniste&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Thierry!&lt;br /&gt; Je suis enceinte! Tu peux faire tes valises, je n’ai plus besoin de toi !&lt;br /&gt; Natacha&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Obéissant&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Lola,&lt;br /&gt; Puisque tu me demandes sans cesse de rompre avec le quotidien…&lt;br /&gt; Loïc&quot;&lt;/p&gt;
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<title>*Virgin Suicides*</title>
<link>http://c0c0ti.hautetfort.com/archive/2007/01/27/revelation-netique.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (c0c0ti)</author>
<category>Plaisir de lire...</category>
<pubDate>Sat, 27 Jan 2007 02:45:00 +0100</pubDate>
<description>
*Toujours en me promenant sur le net (tout autre style), je suis tombée sur les quelques phrases qui vont suivre...Je pense qu'elles sont tirées du livre &quot;Virgin Suicides&quot; de Jeffrey Eugenide adapté au cinéma par Sofia Coppola. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://c0c0ti.hautetfort.com/images/thumb_virgin.jpg&quot; alt=&quot;medium_virgin.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Ainsi avons nous commencé à découvrir leur vie, à acquérir des souvenirs communs que nous n'avions pas vécus. Nous avons compris l'emprisonnement que c'est d'être une fille, qui vous oblige sans cesse à réfléchir et à rêver, et finit par vous apprendre à marier les couleurs. Nous avons appris que les filles sont des femmes déguisées. Elles comprennent l'amour, et même la mort. Et que notre seule tâche est de reproduire le bruit de fond qui semble les fasciner. Nous avons appris qu'elles savent tout de nous, et qu'elles nous demeurent insaisissables...&quot;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<guid isPermaLink="true">http://c0c0ti.hautetfort.com/archive/2007/01/22/contes-a-guerir-contes-a-grandir-mon-coup-de-coeur-venusien.html</guid>
<title>*Contes à guérir, contes à grandir*: Mon coup de coeur vénusien</title>
<link>http://c0c0ti.hautetfort.com/archive/2007/01/22/contes-a-guerir-contes-a-grandir-mon-coup-de-coeur-venusien.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (c0c0ti)</author>
<category>Plaisir de lire...</category>
<pubDate>Mon, 22 Jan 2007 02:49:24 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Contes à guérir, contes à grandir est un receuil de contes écrit par Jacques Salomé (psychosociologue et écrivain français)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je l'ai découvert il y a trois ans et j'ai rapidement été touchée par la simplicité de ses histoires ainsi que par la morale qui en découlait...&amp;nbsp; Depuis, et très régulièrement, je le lis en compagnie de mon petit frère!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous livre donc, pour le plaisir, le premier conte de ce livre qui est également celui qui me parle le plus!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;************************************************************************************************&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://c0c0ti.hautetfort.com/images/thumb_venus_logo1.jpg&quot; alt=&quot;medium_venus_logo1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt; &lt;u&gt;Le conte de l'homme amoureux de la planète Vénus&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Un homme était amoureux de la planète Vénus et chaque soir de ciel étoilé, il s’allongeait devant sa maison pour déclarer son amour à la planète inaccessible, du moins… le croyait-il !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;&amp;nbsp;Un soir où il rêvait ainsi, le cœur plein d’amour et le corps plein d’émois, il entendit une voix très douce chuchoter à son oreille :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;- Je suis touchée de ta ferveur, et impatiente de te serrer dans mes bras, viens me rejoindre, viens…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Il se leva d’un bond, il avait bien reconnu la voix de l’aimée, même s’il ne l’avait jamais entendue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;La planète Vénus enfin avait perçu son amour et répondait à sa flamme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;-&amp;nbsp;Mais comment puis-je faire pour arriver jusqu’à toi, je ne suis qu’un homme ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Elle murmura toute proche :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;-&amp;nbsp;Regarde le rayon de lune qui scintille jusqu’à tes pieds, approche-toi, monte dessus et quand tu seras sur la Lune, tu trouveras un autre rayon que j’ai déposé pour toi et qui te conduira jusqu’à moi…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;L’homme monta sur le rayon et avec facilité s’éleva jusqu’à la Lune. Sur cette planète, il découvrit comme promis le rayon de Vénus et commença à s’élever vers elle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;A mi-chemin, il eut soudain cette pensée : « Mais ce n’est pas vrai, je rêve, ce n’est pas possible qu’un homme puisse ainsi marcher sur le rayon d’une planète… »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Et avec le doute qui naquit ainsi en lui, il trébucha, tomba… et s’écrasa des milliers de kilomètres plus bas… sur Mars.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Avant de mourir, il eut le temps d’entendre la voix de son aimée qui murmurait tout contre son oreille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;- Il ne suffisait pas de m’aimer, ni de me faire confiance, encore fallait-il que tu puisses croire en tes ressources, que tu oses te faire confiance à toi-même !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;Ainsi se termine le conte de l’homme qui ne savait pas que le possible est juste un petit peu après l’impossible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>*Stances galantes*</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (c0c0ti)</author>
<category>Plaisir de lire...</category>
<pubDate>Sun, 21 Jan 2007 02:00:45 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Souffrez qu'Amour cette nuit vous réveille ;&lt;br /&gt; Par mes soupirs laissez-vous enflammer ;&lt;br /&gt; Vous dormez trop, adorable merveille,&lt;br /&gt; Car c'est dormir que de ne point aimer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ne craignez rien ; dans l'amoureux empire&lt;br /&gt; Le mal n'est pas si grand que l'on le fait&lt;br /&gt; Et, lorsqu'on aime et que le coeur soupire,&lt;br /&gt; Son propre mal souvent le satisfait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le mal d'aimer, c'est de vouloir le taire :&lt;br /&gt; Pour l'éviter, parlez en ma faveur.&lt;br /&gt; Amour le veut, n'en faites point mystère.&lt;br /&gt; Mais vous tremblez, et ce dieu vous fait peur !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Peut-on souffrir une plus douce peine ?&lt;br /&gt; Peut-on subir une plus douce loi ?&lt;br /&gt; Qu'étant des coeurs la douce souveraine,&lt;br /&gt; Dessus le vôtre Amour agisse en roi ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Rendez-vous donc, ô divine Amarante !&lt;br /&gt; Soumettez-vous aux volontés d'Amour ;&lt;br /&gt; Aimez pendant que vous êtes charmante,&lt;br /&gt; Car le temps passe et n'a point de retour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Molière&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>*Delphine et Hippolyte*</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (c0c0ti)</author>
<category>Plaisir de lire...</category>
<pubDate>Fri, 19 Jan 2007 17:05:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Baudelaire, tout le monde le connaît de nom..&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui mais prendre du temps pour le lire, c'est une autre histoire...Aventure même!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Moi même, je n'avais jamais pris le temps de le lire! Ce n'est qu'au détour d'un dialogue en-chanteur que j'ai découvert les femmes damnées...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; *Petit moment de volupté*&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A la pâle clarté des lampes languissantes,&lt;br /&gt; Sur de profonds coussins tout imprégnés d'odeur&lt;br /&gt; Hippolyte rêvait aux caresses puissantes&lt;br /&gt; Qui levaient le rideau de sa jeune candeur.&lt;br /&gt; Elle cherchait, d'un oeil troublé par la tempête,&lt;br /&gt; De sa naïveté le ciel déjà lointain,&lt;br /&gt; Ainsi qu'un voyageur qui retourne la tête&lt;br /&gt; Vers les horizons bleus dépassés le matin.&lt;br /&gt; De ses yeux amortis les paresseuses larmes,&lt;br /&gt; L'air brisé, la stupeur, la morne volupté,&lt;br /&gt; Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes,&lt;br /&gt; Tout servait, tout parait sa fragile beauté.&lt;br /&gt; Etendue à ses pieds, calme et pleine de joie,&lt;br /&gt; Delphine la couvait avec des yeux ardents,&lt;br /&gt; Comme un animal fort qui surveille une proie,&lt;br /&gt; Après l'avoir d'abord marquée avec les dents.&lt;br /&gt; Beauté forte à genoux devant la beauté frêle,&lt;br /&gt; Superbe, elle humait voluptueusement&lt;br /&gt; Le vin de son triomphe, et s'allongeait vers elle,&lt;br /&gt; Comme pour recueillir un doux remerciement.&lt;br /&gt; Elle cherchait dans l'oeil de sa pâle victime&lt;br /&gt; Le cantique muet que chante le plaisir,&lt;br /&gt; Et cette gratitude infinie et sublime&lt;br /&gt; Qui sort de la paupière ainsi qu'un long soupir.&lt;br /&gt; - &quot;Hippolyte, cher coeur, que dis-tu de ces choses?&lt;br /&gt; Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir&lt;br /&gt; L'holocauste sacré de tes premières roses&lt;br /&gt; Aux souffles violents qui pourraient les flétrir?&lt;br /&gt; Mes baisers sont légers comme ces éphémères&lt;br /&gt; Qui caressent le soir les grands lacs transparents,&lt;br /&gt; Et ceux de ton amant creuseront leurs ornières&lt;br /&gt; Comme des chariots ou des socs déchirants;&lt;br /&gt; Ils passeront sur toi comme un lourd attelage&lt;br /&gt; De chevaux et de boeufs aux sabots sans pitié...&lt;br /&gt; Hippolyte, ô ma soeur! tourne donc ton visage,&lt;br /&gt; Toi, mon âme et mon coeur, mon tout et ma moitié,&lt;br /&gt; Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles!&lt;br /&gt; Pour un de ces regards charmants, baume divin,&lt;br /&gt; Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles,&lt;br /&gt; Et je t'endormirai dans un rêve sans fin!&quot;&lt;br /&gt; Mais Hippolyte alors, levant sa jeune tête:&lt;br /&gt; - &quot;Je ne suis point ingrate et ne me repens pas,&lt;br /&gt; Ma Delphine, je souffre et je suis inquiète,&lt;br /&gt; Comme après un nocturne et terrible repas.&lt;br /&gt; Je sens fondre sur moi de lourdes épouvantes&lt;br /&gt; Et de noirs bataillons de fantômes épars,&lt;br /&gt; Qui veulent me conduire en des routes mouvantes&lt;br /&gt; Qu'un horizon sanglant ferme de toutes parts.&lt;br /&gt; Avons-nous donc commis une action étrange?&lt;br /&gt; Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi:&lt;br /&gt; Je frissonne de peur quand tu me dis: &quot;Mon ange!&quot;&lt;br /&gt; Et cependant je sens ma bouche aller vers toi.&lt;br /&gt; Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée!&lt;br /&gt; Toi que j'aime à jamais, ma soeur d'élection,&lt;br /&gt; Quand même tu serais un embûche dressée&lt;br /&gt; Et le commencement de ma perdition!&quot;&lt;br /&gt; Delphine secouant sa crinière tragique,&lt;br /&gt; Et comme trépignant sur le trépied de fer,&lt;br /&gt; L'oeil fatal, répondit d'une voix despotique:&lt;br /&gt; - &quot;Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer?&lt;br /&gt; Maudit soit à jamais le rêveur inutile&lt;br /&gt; Qui voulut le premier, dans sa stupidité,&lt;br /&gt; S'éprenant d'un problème insoluble et stérile,&lt;br /&gt; Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté!&lt;br /&gt; Celui qui veut unir dans un accord mystique&lt;br /&gt; L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,&lt;br /&gt; Ne chauffera jamais son corps paralytique&lt;br /&gt; A ce rouge soleil que l'on nomme l'amour!&lt;br /&gt; Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide;&lt;br /&gt; Cours offrir un coeur vierge à ses cruels baisers;&lt;br /&gt; Et, pleine de remords et d'horreur, et livide,&lt;br /&gt; Tu me rapporteras tes seins stigmatisés...&lt;br /&gt; On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître!&quot;&lt;br /&gt; Mais l'enfant, épanchant une immense douleur,&lt;br /&gt; Cria soudain: - &quot;Je sens s'élargir dans mon être&lt;br /&gt; Un abîme béant; cet abîme est mon coeur!&lt;br /&gt; Brûlant comme un volcan, profond comme le vide!&lt;br /&gt; Rien ne rassasiera ce monstre gémissant&lt;br /&gt; Et ne rafraîchira la soif de l'Euménide&lt;br /&gt; Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang.&lt;br /&gt; Que nos rideaux fermés nous séparent du monde,&lt;br /&gt; Et que la lassitude amène le repos!&lt;br /&gt; Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde,&lt;br /&gt; Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux!&quot;&lt;br /&gt; - Descendez, descendez, lamentables victimes,&lt;br /&gt; Descendez le chemin de l'enfer éternel!&lt;br /&gt; Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes,&lt;br /&gt; Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel,&lt;br /&gt; Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d'orage.&lt;br /&gt; Ombres folles, courez au but de vos désirs;&lt;br /&gt; Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage,&lt;br /&gt; Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs.&lt;br /&gt; Jamais un rayon frais n'éclaira vos cavernes;&lt;br /&gt; Par les fentes des murs des miasmes fiévreux&lt;br /&gt; Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes&lt;br /&gt; Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux.&lt;br /&gt; L'âpre stérilité de votre jouissance&lt;br /&gt; Altère votre soif et roidit votre peau,&lt;br /&gt; Et le vent furibond de la concupiscence&lt;br /&gt; Fait claquer votre chair ainsi qu'un vieux drapeau.&lt;br /&gt; Lion des peuples vivants, errantes, condamnées,&lt;br /&gt; A travers les déserts courez comme les loups;&lt;br /&gt; Faites votre destin, âmes désordonnées,&lt;br /&gt; Et fuyez l'infini que vous portez en vous!&lt;/p&gt;
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