30.01.2009
*Rencontre*
C'est toute fraîche qu'elle avait fait sa connaissance et à l'époque elle était loin de croire au grand amour.
Malgré son jeune âge, elle ne croyait pas que la passion puisse exister... avait-elle été influencer par les moeurs de l'époque, les magasines et les copines ou avait-elle déjà une idée bien précise de ce que serait sa vie sentimentale?
C'était un soir de février, elle avait 17 ans lui un peu plus..
Il avait déjà fait un bout de chemin, elle croyait tout connaître...
Elle le snoba comme elle sait si bien le faire, il rentra dans son jeu avec une certaine malice.. et s'installa entre eux une espèce d'alchimie qu'elle ne percevait pas..
C'est avec passion qu'il la prit sous son aile et avec dédain qu'elle traitait chacune de ses attentions...
Il comprit alors qu'il ne mènerait jamais la danse et que si toutefois il souhaitait faire son chemin avec elle, cela ne se passerait pas sans heurts...
Elle réalisa l'ascendant qu'elle avait sur lui... en usa... en abusa..
Il laissa passer du temps (et d'autres amants)... tellement qu'elle finit par lui échapper... non pas totalement mais suffisament pour la perdre de vue quelques années....
Elle le croisa au détour d'un chemin....
-M'aimez-vous donc vraiment? lui demanda-t-il
Elle hésita avant de répondre.
Elle se maria avec un autre, eut un enfant, se lassa, divorça. Ensuite, elle se tourna vers lui
-Oui, répondit elle, pourquoi?
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26.10.2008
*Je n'avais pas réalisé*
Je n'avais pas réalisé que toi aussi tu pouvais aimer...
Toi qui as tant de mal avec tes sentiments...
Qui ne sait pas comment dire qu'il aime ses enfants...
Je n'avais pas réalisé que ton coeur pouvait aussi s'embraser...
Toi qui redeviens un adolescent...
Et qu'en l'amant se cachait aussi un prince charmant...
Je n'avais pas réalisé que toi aussi tu pouvais aimer... une autre femme que ma maman...
Je n'avais pas réalisé et poutant....
;-)
11:21 Publié dans Quand c0tine se prend pour un écrivain.. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.06.2008
*c0tine apprentie poète*
Vous l'aurez remarqué, je m'essaie rarement aux poèmes.. et s'il est vrai que j'aime écrire, j'éprouve la plus grande difficulté à faire des rimes sans tomber dans le mielleux mievreux.... (oué j'adore faire mon auto critique.. et pour aller jusqu'au bout, je dirais que je suis plus douée pour inventer des histoires que des poèmes)
Cela dit... aujourd'hui, j'ai envie de tester pour vous le poème...
Court et concis...
Dédié, comme tous les poèmes à une personne bien particulière qui, assurément, se reconnaitra!
Hem...
C'est à peine parti que déjà je foule ton monde
Pour sentir un peu plus ta présence
Et déjà je compte les secondes
Qui me séparent un peu moins de ton absence
Autour de moi, depuis quelques temps
J'ai la sensation de ne plus reconnaitre les gens
Comme si et cela très profondément
Tu avais révélé en moi ce qui était latent
A présent quand j’ouvre les yeux
C’est pour mieux t’apercevoir, toi, Mon Amoureux
Et c’est avec fougue que je dis « Je te veux »
Afin que nous partageons ces moments délicieux
Cependant s’il est vrai que parfois je me fais encore distante
Et que tu as du mal à interpréter mes silences
Sache que c’est toujours près de toi que je veux m’étendre
Et que je considère notre amour comme une véritable chance
14:54 Publié dans Quand c0tine se prend pour un écrivain.. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.03.2008
*Le Monde de Lu*
Le monde de Lu : Mini conte de fées des temps modernes
Pensiez-vous, chers lecteurs, que ce conte de fée devait impérativement commencer par « Il était une fois dans un pays lointain, une Princesse, détenue au sommet d’une tour, scrutant l’horizon en se demandant jour après jours quand viendrait enfin l’élu de son cœur.. » ?
Pas cette fois mes amis, cette histoire est différente… J’ai dit « conte de fée des temps modernes », entendez par là que la rencontre entre La Princesse et son Prince charmant n’aura pas comme décor un pays bleu et rose, peuplé de lutins, et de rois… Absolument pas…
Lisez plutôt :
Elle, notre belle Inconnue, se baladait simplement dans la rue… Pourtant entourée, elle se sentait si seule au monde.
Vous auriez du mal d’imaginer combien, par moment, elle arrive à faire abstraction des autres… Oh, pas du monde, non, de cela elle en a bien conscience…
Elle est juste tellement perdue, les gens lui paraissent tous si différents, qu’elle les classe inlassablement dans toutes sortes de compartiments…
Ils ne sont plus alors que des pantins de bois désarticulés qui gesticulent et se déplacent de manière tout-à-fait bizarre… ils parlent et hurlent en silence… ils continuent leur route et vivent de ce fait en parallèle… d Elle…
Poursuivant son chemin, elle entendit soudain une douce voix, presque mélodieuse à l’oreille, lui poser une question : « Jolie Demoiselle, connaissez-vous le Monde de Lu ? Pouvez-vous m’en indiquer la direction ? Je le cherche depuis longtemps…
Mesdames, l’avez-vous compris ? Le voilà... Le Prince de Lu... Allons, ne soyez pas déçues si je vous dis qu’il n’est pas apparu à la belle Inconnue sur son fidèle destrier blanc… Il a utilisé les moyens modernes : des chevaux à moteurs… carrosserie bleue foncée voir bleu de chine…
Vous savez, elle n’avait jamais vu cela, elle en fut donc très étonnée… Mais la pertinence de la question qu’il lui avait posée la surprit plus encore....
Elle lui sourit…Il fit de même… Elle prit un air audacieux et lui répondit : « Non Monsieur, … »
Il fut très étonné de sa réponse… Dans le fond il la comprenait bien, mais la forme était toute autre !
Il lui demanda « Donnez moi 4 minutes, et je vous en donnerai la direction ? Par où dois-je aller pour rejoindre ce Monde de Lu ? »
Il dessina un joli sourire sur ses lèvres et entreprit l’explication :
« Eh bien c’est là le côté magique de ce Monde Mademoiselle, parce que sa direction sera celle que vous lui donnerez… En effet, si vous m’accompagnez sur le chemin et que vous souhaitez que ce monde soit à 4 minutes dans la même direction que moi, alors c’est là que vous le trouverez… Si, en revanche, vous désirez qu’il soit à 4 minutes dans le sens opposé, alors c’est là qu’il vous attendra… »
Ces mots résonnaient en elle comme s’il s’agissait de sa pensée la plus profonde, elle comprenait ce qu’il disait… elle comprenait même très bien…
Il ajouta : « Voyez-vous chère Amie, il me semble que ce soit là un Monde trop peu visité. Sans doute parce que personne n’y croit. Certains le cherchent savez-vous… en vain. D’autres encore doute de son existence… La vérité cher Amie, c’est qu’on a chacun au fond de soi le chemin qui mène à notre propre Monde de Lu… Il suffit simplement d’ouvrir grands les yeux… de ressentir… au bon moment… »
La fin de l’histoire ne nous dit pas, du moins, pas encore, s’ils ont emprunté ensemble la direction du Monde de Lu, ou si à l’inverse, notre Prince est reparti à la recherche de sa Princesse et si notre belle Inconnue continue ses rêves fantasques…
Nulle gravité dans tout cela : c’est à eux d’écrire leur histoire. Elle sera celle qu’ils ont choisi qu’elle soit.
L’essentiel, chers lecteurs, pour le Prince, pour la belle Inconnue, pour moi, pour vous, pour nous… c’est que nous soyons convaincus que ce Monde existe, quelque part. Il est là, enfui en chacun de nous. Il ne tient qu’à nous finalement d’y vivre heureux…et libres…
*A suivre*
21:52 Publié dans Quand c0tine se prend pour un écrivain.. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.03.2008
*Ebauche*
Vous connaissez cette sensation?
Quand vous ressentez une envie d'ecrire et que vous n'y arrivez pas?
Que les mots vous semblent fades parce qu'incapables, par moment, de retranscrire vraiment ce que vous ressentez?
Quelle frustration!
La langue est si riche mais les émotions tellement plus qu'il est parfois bien difficile de les marier.... (vous remarquerez que je tourne en rond sur le même sujet depuis un moment déjà 'les mots')
*Un ange passe.. délicieux cet ange, voici ce qu'il m'a soufflé*
Lui,n' ayant jamais aimé n'a pressenti la fragilité d'une telle certitude.
On n'entre pas en amour comme on se met au travail.On ne choisit pas une femme ou un homme comme on choisit une voiture.
On risque..et c'est pourquoi les débuts de l'amour sont à la fois si merveilleux et si redoutables,
entourés de crainte,d'espoirs fous et de mystères...
Lorsque l'on se demande pourquoi lui, pourquoi elle...il faut avouer que d'autres amours eussent été possibles et que d'autres promesses apparaîtront plus tard... qu'il faudra avoir la sagesse de refuser.
Après avoir été "choisi" par l'amour il faut découvrir l'être qui a été "offert". C'est sans doute lorsque l'on découvre que l'on pourrait aimer une autre personne que l'on choisit vraiment celle qu'on aime..
Dire à une femme "tu es Elle" ce n'est pas lui avouer qu'elle est la meilleure possible; c'est, ayant accepter son amour et lui ayant donner le nôtre, se mettre dans les meilleures conditions pour devenir ce que l'on avait souhaité donner et recevoir aux origines de l'amour: un être capable d'aimer. L'amour est une chance mais seulement une chance.. aucune garantie n'est donné si ce n'est celle que les partenaires seront alors capables de puiser dans le meilleur d'eux -mêmes....
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Voilà qui est tout à fait positif c0tine.... Félicitations! :-)
Vous aussi vous m'aimez? (Je me demande bien qui va répondre à cette question)
15:46 Publié dans Quand c0tine se prend pour un écrivain.. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.02.2007
*Mepris*
Certains sentiments n’acceptent pas la distance
Mais pour les savourer il faut goûter l’absence
Alors ne gâche pas ce qu’il te reste d’envie
Offre toi le plaisir de jouir d’un répit
Car plus ta soumission s’avouera dominante
Plus sa suprématie se fera persistante
Trop aveugle, impassible, tu ne sais que te taire
Et déjà tu t’inclines rebelle éphémère
Les avis « sens unique » sont des voies sans issue
Cesse donc de céder, ose un peu le refus
Tous tes regrets s’esquivent face à ses directives
Pour mieux te préserver, refreiner tes dérives
Ce n’est plus vraiment de l’audace insupportable
C’est devenu si fluide, amer, inévitable
La force de l’habitude finit par aliéner
A te faire oublier tes degrés de liberté
Entre drogue et poison c’est un savant mélange
Une alchimie parfaite aux frontières de l’étrange
L’anesthésiant puissant d’une douleur lancinante
Gangrène de chaque jour, blessure humiliante
Tu as pourtant parfois proposé, résisté
Affirmé tes envies, délivré tes pensées
Mais son indifférence, violence d’une injure
Te retranche un peu plus derrière sa dictature.
14:27 Publié dans Quand c0tine se prend pour un écrivain.. | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
21.01.2007
*Tic Tac fait le temps*
Le décor : Une petite maison perdue entre toutes les autres.. Le numéro 42 de la rue du Repos…Au bout…. le cimetière…comme si tout avait été prévu depuis le départ….
« Quitter un havre de paix pour en rejoindre un autre….éternel celui là » Voilà ce qu’elle avait pensé toute sa vie….un léger sourire en coin…
Les personnages : Les éternels amoureux Papancia et Mamancia : couple de personnes âgées habitant La maison….
L’histoire ? La définition même du bonheur….
Ils s’étaient mariés dans les années trente par Amour, le vrai, le seul….Avaient construit une grande famille : deux garçons et deux filles, l’équilibre parfait selon eux, le modèle type de la famille comme on la rêvait à l’époque… ; treize petits enfants et un nombre incalculable d’arrières petits enfants… 4 générations d’hommes et de femmes issus de ces deux êtres….
Leur mariage avait été heureux, malgré la pauvreté, le froid et souvent la faim, malgré les colères, les crises et les tracas quotidiens….
A cette époque là, il n’était pas question de séparation ou pire encore de divorce ! On était bien trop attaché aux valeurs familiales et au regard des autres…..des « voisins »…
Ils n’ont pas échappé à la règle : ils sont restés là, ensemble, coûte que coûte, honorant leurs vœux de mariage et donnant alors tout son sens à cette phrase si banale de nos jours « Pour le meilleur et pour le pire »
Ils ont vécu côte à côte, voyant le monde changer, évoluer…
Les enfants grandir et se marier…
Les petits enfants débarquer…
Les arrières petits enfants s’incruster
Ils ont vécu main dans la main, observant cette horloge du temps « tic…tac…tic…tac….Je vous attends » éternelle épée de Damoclès sur leur Amour florissant…
Ils ont vécu les yeux dans les yeux, attendant le retour des pigeons…
Préparant les repas du dimanche pour toute la maison…
Toujours souriant, bannissant à jamais de leur vocabulaire le « non »..
La famille, toujours, prenait plaisir à leur rendre visite….
Modeste bicoque : La chambre à l’entrée avec son piano désaccordé…
La pièce principale, véritable cocon familiale, centre de toutes les discussions depuis plus de cinquante ans..
La cuisine donnant sur le petit jardin…. Le banc clair….Le pigeonnier plein à craquer….
Entrer dans cette maison, c’était comme revenir à la source pour y puiser tout le courage dont on peut avoir besoin….
C’était comme redevenir, ne fut ce que pour un court instant, un enfant….
C’était synonyme de trêve ….chocolat côte d’Or pour tout le monde, bières de table pour les grands, spéculoos pour les enfants….
Terminer les cris, les discordes familiales, les disputes enfantines..
Est venu le moment de l’Apaisement….. Ce bonheur, ils l’avaient rêvé et réalisé…
Mais avaient ils songé que par une lugubre nuit d’octobre le temps les rattraperait ? Il l’a regardée, pas besoin de mots parce que ses yeux à lui disaient « Ne tarde pas trop »
Avaient ils alors pris conscience qu’il lui lâcherait la main…. ? Que plus jamais ne serait pareil son lendemain ?
Avaient ils réalisé que celui des deux qui resterait serait pour toujours en Exil ? Entouré par sa famille et pourtant si loin de Son Amour ?
Les années ont passées…
1an : « ça va Maman(cia) ? »
2ans : « ça va Mes Enfants… »
3ans : « Tu n’as besoin de rien Maman(cia) ? »
4ans : « Ne vous en faites pas Mes Enfants »
5ans : « Tu es pâle Maman(cia)… »
6ans : « Je ne sors plus depuis si longtemps… »
7ans : « Que tes mains sont fines et froides Maman(cia) »
8ans : « Que vous devenez beaux et forts Mes enfants »
9ans : « Qu’est ce que tu dis Maman(cia) ? »
10ans : « Tic tac fait le temps.. »
11ans : « Au revoir Maman(cia), mémère, arrière grand-maman… » « Au revoir Mes Enfants »
17:25 Publié dans Quand c0tine se prend pour un écrivain.. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.01.2007
*Le plaisir secret*
Une main sur son jeune sein, les jambes serrées, elle ressentait les vibrations de son corps et se laissait envahir par l'apaisement tout proche qui irradierait ses joues d'un rouge flamboyant...
"S'ils savaient" voilà la phrase qui illuminait son visage tous les matins, juste après "ça"....
Bien éveillée alors , elle contemplait le plafond blanc fissuré de part en part.. En plissant les yeux, elle aurait presque pu y voir des formes: du plus basique des triangles à la forme géométrique la plus élaborée.
Sa chambre ressemblait à celle d'une enfant remise maladroitement au goût du jour par une adolescente. Les murs, d'un pastel livide, avaient été çà et là décorés d'étoiles phosphorescentes achetées lors d'une brocante ... Une frise, découpée par endroits, laissait encore apparaître la clarté éteinte de Blanche Neige et de ses sept nains. Elle avait toujours aimé ce conte et sa mère, voulant donner à son petit être tendre une véritable chambre de princesse, s'était affairée dans tous les sens pour trouver LA frise qui procurerait à sa fille le plaisir tant attendu... Elle ne savait pas à l'époque à quel point son désir allait être exaucé.... Le mobilier était simple et sans fioritures: un grand lit débordant de coussins et de peluches en tout genre, deux tables de nuits "customisées", une bibliothèque, véritable champ de bataille "culturel": d'un côté Boule et Bill, Ducobu, Cédric, de l'autre, dans le camp adverse, Duras, Daudet, Kafka et Dickens... En face de ce lit, un coffre en chêne foncé, fermé par un cadenas doré....
La mère, souvent, s'était demandée ce qu'une jeune fille pouvait avoir à cacher dans un ancien coffre qui jurait totalement avec le reste de la décoration... Elle avait même essayé, à plusieurs reprises, de percer le mystère en interrogeant la maîtresse des lieux, mais celle-ci répétait invariablement cette même phrase "Il est des choses Madame que vous ne pourriez supporter d'entendre, d'autres que vous ne pourriez voir"... Elle avait alors ce petit air mi-hautain mi-provocateur, qui avait le don de transformer sa délicieuse mère en Amazone furieuse... Chaque personne pénétrant dans cette pièce voyait rapidement son visage changer d'expression à la vue du coffre. Tous avaient eu ce même mouvement de recul directement suivi par un rapprochement louche... Tous sans exception se demandant quel trésor il pouvait contenir.. Il était un véritable appendice infecté qui transformait cette chambre en cachot immonde et répugnant... Pourquoi donc était il si présent dans la pièce? N'était ce pas une provocation de la jeune femme que de vouloir le rendre si visible et en même temps inatteignable? Comme pour ajouter un peu plus de mystère, elle portait autour du cou une chaîne en or à laquelle était accrochée LA clé...de tous ses secrets... Maintes fois sa mère lui avait répété que ce n'était pas joli, que c'était enfantin, qu'à son âge on tenait un journal "intime" caché sous son oreiller... Toujours elle répondait par un sourire narquois et incitait sa mère à lui arracher de force cette clé sombre trop présente sur sa peau si claire....
Jamais elle ne le fit... Malgré son obsession grandissante pour ce coffre, malgré les nuits blanches passées à s'interroger dans le froid glacial de son lit, malgré ses heures passées l'oreille collée à la porte espérant entendre un bruit, n'importe lequel, qui pourrait lui donner un indice, aussi infime soit-il.... Mais elle n'entendit jamais rien en dehors des gémissements de sa fille le matin au réveil....
La vie continua ainsi pendant un certain temps... La mère essayant inlassablement de passer à autre chose, sans jamais y parvenir... La fille continuant son petit manège et ses provocations.
Pourtant, un samedi à l'aurore, après avoir eu recours à son rituel matinal, la petite partit pour son jogging en négligeant (volontairement ou non, nous ne le saurons jamais) de refermer le coffre mystérieux... Mais alors, me direz-vous, que se passa-t-il?
La mère a t elle enfin découvert ce que sa fille cachait? La seule chose que je peux vous dire, c'est qu'en rentrant à la maison ce matin-là, la fille découvrit dans son lit une femme qu'elle avait du mal à reconnaître.... elle avait bien certains traits de sa mère mais elle semblait plus jeune et radieuse que jamais.... Une main sur son sein, les jambes serrées, elle était là, endormie et souriante comme apaisée, ses joues rougies par le plaisir.....secret....
17:45 Publié dans Quand c0tine se prend pour un écrivain.. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note










